Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 11:08

Le projet Google Chrome

Le projet Google Chrome (DR)

Deux jours après sa sortie,  Google Chrome fait déjà tiquer les défenseurs de la vie privée, notamment après la lecture des conditions générales d'utilisation du navigateur (CGU).
Elles précisaient, dans un premier temps, que Google s'arrogeait "une licence permanente, irrévocable, mondiale, gratuite et non exclusive permettant de reproduire, modifier et distribuer" n'importe quel contenu que l'internaute aurait envoyé via son navigateur. Les CGU indiquaient, par ailleurs, que ce contenu pouvait être mis à disposition d'autres sociétés partenaires de Google.
De nombreux utilisateurs ont immédiatement pointer les dérives de ce type de formulation. Du coup, le moteur de recherche a rapidement fait marche arrière. Modifiées, les CGU précisent maintenant que l'internaute conserve le copyright et tous les autres droits qu'il détient sur le contenu qu'il soumet, poste ou affiche via Chrome.
"Afin de simplifier les choses pour nos utilisateurs, nous essayons d'utiliser le même cadre légal pour un grand nombre de nos produits", a justifié Google dans une déclaration à News.com. "Quelquefois, comme dans le cas de Google Chrome, ce cadre comprend des termes qui ne s'appliquent pas correctement à l'utilisation de ce produit".

2% des requêtes non validées conservées


Autre source d'inquiétude : l'Omnibox, la barre de navigation et de recherche intelligente de Chrome. Si l'utilisateur ne change pas les paramètres par défaut, autrement dit s'il garde la fonctionnalité de suggestion de mots-clés et laisse Google comme moteur de recherche par défaut, la société pourra connaître tout ce qui est tapé dans le navigateur, même si l'utilisateur ne valide pas sa requête.
Et Google a bien l'intention d'exploiter ces données : un porte-parole a confirmé que le moteur de recherche conserverait environ 2 % des requêtes, auxquelles seront associées l'adresse IP de l'ordinateur sur lequel elles ont été tapées. En théorie, cela signifie que si un internaute tape l'adresse d'un site dans la barre Omnibox puis se ravise, donc ne valide pas cette adresse et l'efface, son action laissera malgré tout des traces sur les serveurs de Google.
Pour éviter cela, il faut soit choisir un moteur de recherche par défaut autre que celui de Google, soit désactiver la fonction de suggestion de mots-clés. Une autre possibilité est aussi de naviguer en mode privé.
Peter Eckersley, membre de l'association américaine de défense de la vie privée Electronic Frontier Foundation (EFF), se montre malgré tout critique : "Nous sommes inquiets de voir Chrome devenir un nouveau tapis roulant géant qui déverse encore plus d'informations sur nos usages du web dans les coffres de données de Google", note-t-il. "Google en sait déjà beaucoup sur ce que tout le monde pense à un moment donné".

Par Brigante
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 18:24

Chrome, le navigateur de GoogleAlors que l'engouement médiatique autour de Google Chrome se calme (quoi que), qu'en est-il concrètement de sa pénétration sur le marché des navigateurs? Selon les premiers éléments en notre possession, le navigateur open source de Google frappe fort.

Selon Net Aplications, Chrome a dépassé les 1 % de part de marché le jour même de sa disponibilité (le 2 septembre dans la soirée, horaire française). Le cabinet d'analyses, qui réalise ses statistiques à partir des visites enregistrées par des sites partenaires (160 millions de visiteurs par mois environ), évoque même un pic à 1,48 %. Depuis le lancement, toujours selon le cabinet d'études, la part de marché de Chrome varie de 0,40 % à 1,57 %. A 8 heures (heures de New York, soit 14 heures en France), le navigateur de Google était utilisé par 1,19 % des internautes.

C'est une toute autre analyse qu'en fait le site Framasoft.org, spécialisé dans les applications open source. Sur son blog, l'éditeur accorde 3,83 % à Google Chrome pour la seule journée du 4 septembre. Ce qui place le navigateur en troisième position derrière Firefox (63,14 % des visites) et Internet Explorer 24,17 %). Ce résultat "impressionnant" n'est cependant pas représentatif puisqu'il est calculé à partir du millier de visiteurs venus consulter le site ce jour là, précise l'auteur du billet.

6 % de chute pour Firefox

 

Nous nous sommes donc intéressés à nos propres statistiques. Sur Vnunet.fr, Chrome occupe déjà 4,60 % depuis son lancement. Il se place en 4e position derrière Firefox (46,10 %) Internet Explorer (41,57 %) et Safari (5,28 %). En quelques jours, l'application de Google a donc dépassé Opera (1,37 %) qui, loin d'être un acteur imposant sur le marché des navigateurs, n'en constitue pas moins l'un des 4 logiciels de navigation web les plus utilisés dans le monde.

L'évolution de Chrome, toujours sur Vnunet.fr, est révélatrice du phénomène. Alors que le 2 septembre (jour de son lancement en début de soirée), Chrome séduisait 0,51 % des visiteurs, il s'accapare 6,18 % ce vendredi 5 septembre (vers 16h00). Avec un pic à plus de 8 % la veille. Google Selon toute vraisemblance, Google Chrome progresse. Plutôt rapidement.

Il reste à savoir aux dépens de quel(s) autre(s) acteur(s)? Il semblerait que Firefox soit le plus touché par l'arrivée de Chrome. Le navigateur de la Fondation Mozilla enregistrait 49,71 % des visites le 2 septembre contre 43,05 % le 4 septembre. Soit une chute de plus de 6 %. Dans le même temps, Internet Explorer est passé de 42,15 % à 41,52 %. Moins de 1 % de baisse. Ce qui peut notamment s'expliquer par la curiosité des utilisateurs d'un navigateur open source pour un autre navigateur open source.

Il convient néanmoins de prendre l'ensemble de ses analyses avec des pincettes. D'abord parce que le navigateur de Google est encore en bêta (et pourrait donc rebuter les moins téméraires). Mais surtout parce qu'une étude fidèle à la réalité nécessitera une période d'analyse beaucoup plus large que ces quelques jours de folie médiatique autour du nouveau projet de Google. Après les premiers tests, certains pourraient retourner à leur navigateur favori... ou non.

Par K.LAMEYNARDIE - Publié dans : Internet
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 00:14

Western Digital annonce l'arrivée d'une nouvelle gamme de disques durs pour les entreprises aussi bien que pour le grand public. Baptisée GreenPower, cette nouvelle famille sera axée sur l'économie d'énergie, un secteur dans lequel la marque souhaite se monter très vite une réputation de pionnier.

Ces disques GreenPower (GP) iront de 320 Go à 1000 Go, ils sont estampillés « Caviar GP ». Ils tournent à 7200 tpm et offrent 16 Mo de mémoire tampon pour un temps d'accès moyen annoncé à 8,9 ms. La consommation du modèle de 1 To (1000 Go) est annoncée à 5 W, contre 13,5 W pour les disques de 1000 Go concurrents.

WD affirme que ces disques durs sont à la norme ENERGY STAR 4.0, et qu'ils permettent d'économiser 40 % de la consommation d'un disque dur classique, soit 10 dollars par an et par disque dur pour une entreprise (plutôt 3 dollars pour un utilisateur grand public), au coût actuel de l'électricité aux États-Unis. La marque affirme qu'un serveur de stockage de 10 000 disques peut alors économiser 100 000 dollars sur une année.

Les technologies à remercier sont déjà présentes dans le dernier Caviar SE16 de 750 Go : IntelliPower, IntelliPark et IntelliSeek, qui régissent le fonctionnement et la consommation du disque de manière plus précise encore. On peut en voir une démonstration sur cette page, chez Western Digital.

Ces disques arriveront sur le marché grand public durant le mois d'août prochain, leurs versions entreprises et professionnelles arriveront ensuite au troisième trimestre 2007.

Par K.LAMEYNARDIE - Publié dans : Informatique
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 02:02

LogitechLogitech vient de présenter sa nouvelle souris sans fil pour portable, la VX Nano Cordless Laser Mouse. Ce mulot se place directement dans le haut de gamme pour les utilisateurs nomades, avec un récepteur sans fil particulièrement minuscule.

La souris offre la molette MicroGear Precision de Logitech, apparue la première fois sur la souris MX Revolution de la marque en automne dernier. Une molette qui autorise un déroulement très rapide des pages grâce à une assistance motorisée. On aura aussi droit à plusieurs boutons désormais classiques sur les souris de la marque, tous personnalisables.

Le tout communique sur une fréquence radio de 2,4 GHz avec le récepteur USB de la bête, qui ne mesure que 8 mm de long et pourra se camoufler dans la souris lorsqu'elle n'est pas utilisée. Il faudra en revanche s'équiper de deux piles au format AAA pour donner la vie au mulot.

Cette VX Nano Cordless Laser Mouse est annoncée disponible dès la fin du mois d'août prochain aux États-Unis et en Europe. Elle est annoncée à 79,99 dollars outre-Atlantique.

Par K.LAMEYNARDIE - Publié dans : Informatique
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 18:15
L’histoire de Windows Seven, ou tout simplement « 7 », est celle de Windows Vienna, que l’on connaissait encore sous le nom de code « Blackcomb » précédemment. Il s’agit d’un système d’exploitation futur qui a plusieurs fois changé de nom pour refléter les changements de décisions et d’objectifs du projet. Son apport peut d’ores-et-déjà être défini : si Vista était le système de transition et technologique, Seven devrait davantage bousculer les habitudes.


De Vista vers Seven

On pourrait presque considérer Vista comme une espèce de chair à canon : l’inévitable et obligatoire version qui a la lourde mission d’installer une couche égalisatrice sur le parc informatique après cinq années sans un seul client Windows. Or, les nouveaux utilisateurs l’auront vite remarqué : rien dans l’utilisation de Vista ne choque vraiment, car l’interface est restée sensiblement la même que celle de Windows XP.

Vista est une boîte à technologies dont le contenu n’a pas été exploité, ou très peu. Chez divers éditeurs toutefois, on sait que les nouvelles générations de logiciels sont en marche. Yahoo par exemple avec son Messenger conçu pour Vista, est bâti pour prendre appui sur le Framework .NET 3.0, anciennement appelé WinFX. Globalement, les applications qui utilisent la Windows Presentation Foundation sont virtuellement inexistantes, souvent à l’état de projets ou de programmes amateur. Pour Seven, c’est une autre histoire.

Seven enfin confirmé officiellement

 Lors de la conférence sur les ventes annuelles (Microsoft’s Global Exchange, MGX) qui s’est tenue la semaine dernière à Orlando, Microsoft a parlé pour la première fois réellement de son futur système d’exploitation. La politique du secret et de l’information contrôlée donne son premier résultat concret : Windows Seven est actuellement en développement chez l’éditeur, et il faudra compter trois années au minimum pour le voir arriver sur le marché.

Seven ne sera donc pas là avant 2010 et, d’ici là, un certain nombre d’éléments auront changé. Dans sa globalité, Seven couvrira les mêmes marchés que Vista : différentes éditions pour le marché grand public et les entreprises, ainsi que des déclinaisons 32 et 64 bits. Seven ne sera donc pas la première édition à faire table rase des machines 32 bits, leur nombre étant de toute manière beaucoup trop important pour être simplement ignoré.

La Software Assurance, nouveau nerf de la guerre ?

Parallèlement au développement de Seven, des changements sont à attendre du côté de la Software Assurance. Le mode de souscription de Microsoft destiné aux entreprises n’a pas le succès escompté et l’éditeur cherche activement des moyens de l’améliorer. Selon Alexa Bona, vice-présidente de la recherche du cabinet d’analyse Gartner, 60 % seulement des entreprises renouvellent leur contrat auprès de Microsoft, alors que la moyenne pour ce type de support est d’environ 90 %.

La Software Assurance a souvent fait parler d’elle, les entreprises critiquant son coût et ses avantages plus que relatifs. Microsoft travaille donc à la rendre plus attractive, en préparation notamment des applications et services qui seront réservés à ceux qui la choisissent au détriment d’une solution plus classique. Et ces changements risquent d’impacter Seven, car Microsoft parle déjà d’un lien prononcé entre son futur système et son contrat d’abonnement.

 Alors tuons tout de suite l’idée dans l’œuf : non Seven ne sera pas vendu aux particuliers via la Software Assurance. Du moins, il ne le sera pas de manière obligatoire, bien que la proposition de l’Assurance au grand public doive être confirmée. Si Seven pourra toujours être acheté en boîte, en mise à jour ou en version OEM, un certain nombre de programmes et services satellites seront par contre soumis à la Software Assurance.

Les particuliers sont-ils prêts pour l'abonnement ?

Plusieurs signes pointent vers une première apparition de l’Assurance pour les particuliers. Le fait que des services soient réservés à ceux qui y souscrivent indique clairement que les utilisateurs devraient y avoir accès. D’autre part, il est évident que Microsoft privilégiera ce canal de distribution avec les années, car la Software Assurance a le grand avantage d’approvisionner les caisses de l’éditeur de manière régulière et constante. D’où également l’intérêt de la rendre attractive et réellement intéressante, car l’argument financier n’est pas le seul à mettre en avant : sur trois ans, une entreprise paye 29 % du prix de la licence de Windows, réalisant ainsi une économie de 13 % sur le prix total du logiciel. Ce chiffre passe à 25 % lorsqu’il s’agit d’un serveur.

La question est la suivante : les particuliers seront-ils prêts à choisir un contrat comme la Software Assurance, qui assure une petite économie et divers avantages, avec le désavantage toutefois de payer un abonnement annuel ? La réponse ne sera pas franche, et au contraire réellement partagée : certains y trouveront leur compte, et pas les autres. La Software Assurance permet à celui qui y souscrit de recevoir absolument toutes les mises à jour et les nouvelles versions du ou des produits achetés par ce moyen. Mais là encore, tout le monde n’est pas intéressé par la toute dernière version flambant neuve d’un logiciel.

L'arrivée de Seven devrait être plus douce que celle de Vista

 Si Microsoft propose les deux moyens de se procurer ses logiciels, l’offre gagnera en souplesse et personne n’aura la « main forcée » pour la Software Assurance. On devrait trouver également plus de souplesse dans l’arrivée de Seven, car le système exploitera pleinement les nouvelles briques logicielles apportées par Vista et qui sont pour le moment sous-exploitées. Microsoft a pratiquement terminé Visual Studio 2008, et l’éditeur doit accélérer le renouvellement de l’écosystème logiciel pour que les applications soient conçues pour Vista et donc relativement prêtes pour Seven.

La liste des spécificités de ce dernier n’est pas encore connue. Mais Microsoft a laissé échapper plusieurs fois que le changement majeur dans l’interface de Windows serait prévu pour cette version, et les utilisateurs qui la réclament pourrait bien avoir devant les yeux pour la première la fameuse interface entièrement vectorielle réclamée à corps et à cris sur le blog de Vista.
Par K.LAMEYNARDIE - Publié dans : Informatique
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