Dimanche 27 février 2005

Après s'être essayé, sans grand succès jusqu'ici, à concurrencer l'iPod, les constructeurs ont décidé de s'attaquer à son petit frère. L'iPod mini est certes une réussite, mais son implantation est moins solide que celle des modèles classiques, ce qui permet aux concurrents d'espérer pouvoir mieux grignoter ses parts de marché.

Mieux, l'iPod mini souffrait jusqu'à ce mercredi d'un étrange défaut : sa capacité de 4Go : les autres marques se sont évidemment empressées de proposer des appareils à 5 Go. Mais elles ne se sont pas contenté de cela, et offrent des fonctions dont ne dispose pas le baladeur d'Apple.

Deux produits se montrent particulièrement menaçants. Le premier l'est en partie par l'argent investi par sa marque pour le vendre. Le Zen Micro de Creative est partout, et il adopte les mêmes stratégies que son concurrent : Creative a ainsi passé un accord avec le constructeur automobile Toyota pour inclure son baladeur dans les nouveaux modèle de Yaris. Le produit a en outre de quoi faire trembler l'iPod Mini. S'il est un peu moins compact, il tient cependant bien en main et ses touches tactiles, toutes disposées sous l'écran, sont agréables à utiliser. En plus de lire vos mp3, le Zen Micro permet de recevoir la radio et de vous enregistrer, fonctions absentes de l'iPod Mini. Dernier avantage, et pas des moindres, sa batterie est amovible comme sur un téléphone portable. Si elle vient, avec le temps, à s'épuiser, pas besoin d'envoyer le baladeur en SAV pour la changer.

Tous ces avantages, le iRiver H10 les a aussi. C'est l'appareil le plus complet de sa catgéorie. MP3, radio (lecture et enregistrement), dictaphone, il sait tout faire… et plus : dôté d'un écran couleur, il peut stocker et afficher vos photos, ainsi que les fichiers au format texte (pratique pour un pense bête ou pour afficher les paroles d'une chanson). A la mythique roue de l'iPod, il oppose une bande tactile qui permet de naviguer aisément dans les menus. Les commandes de lecture sont quant à elles placées sur le flanc droit, à portée de doigt. Un peu plus large que l'iPod mini, il est en revanche plus léger et plus fin. Enfin, sa qualité de son est meilleure que celle du baladeur d'Apple. Seul hic, il vaut 30 euros de plus, et rien ne peut battre, en termes d'ergonomie, la molette de l'iPod. Mais avec toutes ces fonctions, ce nouveau produit devrait trouver son public.

Cela suffira-t-il cependant ? En baissant le prix du iPod Mini de 4Go et en lançant un nouveau modèle à 6Go, Apple a rendu mercredi la bataille plus ardue.

  • IPod Mini – 4go – 209 € / 6Go – 249 €
  • IRiver H10 – 5Go – 299 € environ
  • Zen Micro – 5 Go – 289 € environ
par Karl LAMEYNARDIE publié dans : Audio / Video
Vendredi 25 février 2005

L'identification européenne sur Internet, dite ".eu", n'a pas encore fait son apparition, qu'elle suscite déjà toutes les convoitises. Les entreprises qui voudront décrocher un nom de domaine européen ont en effet tout intérêt à préparer d'ores et déjà leur dossier. "Il y a 500 millions de candidats européens potentiels", soulignent les responsables d'Indom, société française spécialisée dans l'enregistrement de noms de domaine, qui prédisent "une ruée vers l'or".

Deux raisons à cela : il s'agit soit de "fermer la porte aux autres sociétés en ne leur laissant pas la possibilité d'obtenir des noms stratégiques", soit "d'ouvrir la porte pour soi en élargissant sa présence sur internet", explique Thomas Sertillanges, directeur de la communication d'Indom. "Les sociétés qui voudront donner une dimension européenne à leurs activités ne peuvent se permettre d'être absentes de cette nouvelle zone", renchérit Stéphane Van Gelder, co-fondateur d'Indom et administrateur de l'Afnic, l'organisme qui gère les noms de domaine en France.

"Premier arrivé, premier servi"

Les règles d'attribution du nom de domaine sont d'ores et déjà en grande partie connues. Toute entreprise ayant son siège, son administration ou son lieu d'établissement principal dans l'Union pourra postuler, de même toute organisation établie dans l'UE ou toute personne physique résidant dans un des 25 pays. Pendant une période dite de "sunrise" (aube), certaines sociétés bénéficieront d'un enregistrement prioritaire, justifié par un dépôt de marque. Ce sera aussi le cas des organismes publics ou encore des appellations d'origine.

Lors de cette période, qui devrait commencer au début du 2ème semestre 2005, c'est la règle du "premier arrivé, premier servi" qui prévaudra à la condition que le dossier du candidat soit complet et accepté. Au jour J à heure H, le ".eu" sera accessible à tous. Ce sera alors le moment pour tous les retardataires mais aussi les particuliers, petites entreprises et autres candidats de déposer leur demande, selon la même règle.

Des noms juteux

Parmi les noms de domaines qui devraient être les plus recherchés figurent les noms génériques anglosaxons, tels "television.eu", "media.eu", "press.eu", "business.eu" ou même "sex.eu" qui ne pourront être remportés que par un seul candidat. Un enjeu de taille, souligne M. Van Gelder qui cite l'exemple d'un nom de domaine comme "sex.com", estimé à quelque 10 millions de dollars pour une licence payée en fait une cinquantaine de dollars par an.

 

par Karl LAMEYNARDIE publié dans : Internet
Jeudi 24 février 2005

On connaissait les virus dissimulés dans les cartes de voeux, les publicités, les jeux ou les images olé olé. Cette fois, c'est le FBI qui fait les frais de la créativité des pirates. La police fédérale américaine a averti mercredi soir que son nom était utilisé pour propager un virus informatique via des courriers électroniques non sollicités. «Ces emails ne proviennent pas du FBI indique la police américaine dans un communiqué. Les personnes qui reçoivent ce message ou des sollicitations similaires doivent savoir que le FBI n'envoie jamais de courriers électroniques non-sollicités de cette manière au public», ajoute l'agence fédérale.

Les messages semblent provenir de l'adresse bien réelle «fbi.gov» et informent les destinataires qu'ils ont visité des sites interdits et que leur utilisation de l'Internet a été surveillée par le «Centre de plaintes pour les fraudes sur l'Internet» du FBI. Ils ordonnent ensuite aux destinataires d'ouvrir une pièce jointe et de répondre à une série de questions. C'est là que se trouve le virus. Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine de ces emails.

Ce type d'attaques selon la méthode du «spoofing» (le recours à une fausse vraie adresse Internet pour authentifier son message) peut permettre au passage d'envoyer un spyware (logiciel espion) au coeur de la machine infectée qui pourra le cas échéant servir à récupérer des informations sur son propriétaire. Dans le meilleur des cas, il ne s'agira que d'espionner à des fins commerciales son utilisation de l'Internet. Dans le pire des cas, cela pourra aller jusqu'à la récupération de ses codes d'accès bancaires.

Cette technique dite du «phishing» (contraction des mots «fishing», pêche, et «phreaking», désignant le piratage de lignes téléphoniques) utilise la crédulité humaine et non une faille informatique pour s'introduire dans le système d'ordinateurs tiers. Elle est en pleine recrudescence selon les spécialistes du piratage informatique.

A plusieurs reprises récemment, la fiabilité des systèmes d'information du FBI avait été mise en cause. Citant un audit récent, des fonctionnaires du département de la Justice avaient laissé entendre que l'agence fédérale avait des problèmes à sécuriser son système de partage d'informations pour ses agents.

par Karl LAMEYNARDIE publié dans : Internet
 

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