Audio / Video

Samedi 9 juillet 2005

Apple propose depuis la semaine dernière une nouvelle version de son logiciel iTunes. Sa principale nouveauté réside dans l'intégration du PodCasting. Pour beaucoup, c'est une révolution, la preuve que cette technologie, née il y a quelques mois à peine, est prête pour le grand public.

Le mot Podcast est un néologisme, contraction de iPod et de Broadcast (diffusion) : il s'agit de diffuser des émissions audio sur les lecteurs mp3. Tirant profit de la technologie RSS, le podcasting permet de s'abonner à des sites, d'être alerté et de télécharger automatiquement sur son baladeur des émissions en mp3, et de les écouter librement. On appelle un Podcast une émission régulière diffusée grâce à cette innovation.

QUELQUES PODCASTS

iTunes 4.9 : www.apple.com/fr/itunes

Podcasts français : http://www.podcasteur.com

http://blog.saint-elie.com/

http://podaufeu.free.fr

Podcasts anglais :

http://www.cbcradio3.com

http://www.coverville.com

La force du podcasting est moins dans sa technologie que dans ce qu'elle a suscité. A peine est-elle née que des milliers d'internautes ont conçu leurs propres émissions de radio amateur, depuis chez eux, avec leur ordinateur, un micro et un petit logiciel de traitement du son. Parmi eux, des passionnés de musiques qui ressortent les vieux vinyles des cartons, des éditorialistes politiques, des spécialistes de la high-tech ou des reprises de standards… Leurs podcasts ont également trouvé leur public. On compterait, selon le site FeedBurner (qui recense les flux RS), plus de 6.000 podcasts, et les 10 plus populaires sont écoutés par des dizaines de milliers de personnes.

La France n'est pas en reste. On peut citer le travail du Podcasteur, ancien journaliste radio au chômage qui a retrouvé un moyen de s'exprimer grâce au podcast : il réalise, seul, une émission d'information de dix minutes chaque jour, avec à chaque fois une interview.

Par LAMEYNARDIE
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Vendredi 29 juillet 2005

Les grands studios de cinéma adoptent une même norme numériqueLes plus grands studios de cinéma de Hollywood se sont mis d'accord sur une norme commune pour la projection numérique de films en salles, ce qui pourrait signer à terme la fin de la bonne vieille pellicule de 35 mm.

Digital Cinema Initiatives (DCI), une société en participation croisée des principaux studios de cinéma américains, a annoncé mercredi qu'elle avait établi une norme numérique commune destiné aux fabricants de matériels de projection.

"Nous avons désormais une norme unifiée qui permettra aux fabricants de créer des matériels utilisables dans tout les Etats-Unis et, nous l'espérons, dans le monde entier", a déclaré Walt Ordway, responsable de la technologie au sein de DCI.

DCI a été créée en mars 2002 par les studios Disney, Fox, Paramount, Sony Pictures Entertainment, Universal et Warner Bros., les six entreprises de cinéma américaines les plus puissantes, surnommées les "majors".

Tous ces studios ont immédiatement salué la percée que représente cet accord, qui signifie sans doute à long terme la fin des séculaires pellicules de 35 mm et à court terme la projection de films d'une qualité technique sans faille, même après des dizaines de séances.

"Alléluia, il était temps!", a ainsi réagi le metteur en scène Robert Zemeckis, auteur de la série "Retour vers le futur" et dont le film "Polar Express" avait été filmé en format numérique en 2004.

Un écueil de taille subsiste encore sur le chemin du succès du cinéma numérique, les studios et les exploitants de salles ne s'étant pas encore mis d'accord pour savoir qui financera le coûteux remplacement des projecteurs classiques par des appareils numériques dernier cri.

"Ces spécifications devraient permettre de fournir un socle commun afin de développer les innovations et d'encourager les acteurs du marché qui auraient été réticents à investir dans une technologie peut-être non viable", s'est toutefois félicité M. Ordway.

Au fur et à mesure que le marché s'agrandira, le prix des équipements et de leur installation diminuera au point que "ce problème (du coût) n'en sera plus un", a-t-il ajouté.

Des responsables des "majors" ont par ailleurs annoncé qu'ils avaient l'intention de sortir rapidement des films en format numérique.

"Avec ce format essentiel désormais mis en place, nous prévoyons de diffuser ces films en deux formats d'ici à la fin de l'année 2005: 35 mm et DCI", a indiqué le responsable de la distribution chez Warner Bros., Dan Fellman.

Selon des experts, ce nouveau format aidera Hollywood, qui lutte actuellement pour reconquérir l'affection du public aux Etats-Unis, à se mesurer à d'autres médias comme les DVD et l'internet en améliorant la qualité visuelle de ses films.

"Aller au cinéma reste une expérience unique, mais pour continuer à attirer un public important, les salles doivent dépasser les médias concurrents", a remarqué Charles Swartz, du Centre de la technologie du divertissement de l'Université de Californie du sud à Los Angeles, interrogé par l'AFP.

John Fithian, président de l'Organisation nationale des propriétaires de salles de cinéma, a décrit pour sa part l'établissement de la norme comme "une étape importante pour faire passer le cinéma numérique dans la réalité".

Cette avancée technologique a également été saluée par deux poids lourds de l'industrie cinématographique américaine, George Lucas et Rick McCallum, pionniers de la projection numérique avec "Star Wars: Episode II, l'attaque des clones" en 2002.

Cette décision marque "un pas de géant pour ceux d'entre nous qui créent des films et peut-être plus important, pour tous ceux qui les voient", ont-ils affirmé dans un communiqué commun.

Par Karl LAMEYNARDIE
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Dimanche 11 septembre 2005

Apple : Pourquoi le nouvel iPod est-il si cher en France ?Mardi dernier, la France découvrait le nouvel iPod Nano, un petit bijou de lecteur mp3, ultra fin et doté d'une mémoire flash de 2 ou 4 GB. Son prix annoncé aux Etats-Unis : respectivement 199 et 249 $. Un peu cher, sans doute, mais on pouvait l'estimer encore raisonnable. Seulement, quelques heures plus tard, le Nano faisait son apparition sur l'Apple Store français, à des prix pour le moins surprenants : 249 € pour la version 2 Gb, 319 € pour la version 4 Gb.

La mémoire flash en cause

Un prix d'autant plus choquant que le iPod classique d'une capacité de 20 Go est annoncé sur le même site à 329 €. De lecteur mp3 de prestige, le Nano deviendrait ainsi un produit trop cher pour ce qu'il est. Pourquoi une telle hausse de prix ? Ce n'est pas la faute d'Apple. Ce n'est pas plus la faute d'une directive européenne ou d'un taux de conversion, le prix dans les autres pays d'Europe étant le même qu'aux Etats-Unis. Le responsable s'appelle redevance pour copie privée.

Ou plutôt une subtilité de cette redevance. Calculée par la Commission d'Albis, elle est censée taxer les supports de stockage pour percevoir une compensation à la copie privée. Or, la redevance est appliquée à un taux différent selon les supports : les tarifs sont différents selon que l'on achète un CD, un DVD, et un appareil à mémoire flash est bien plus lourdement taxé qu'un appareil à disque dur.

Pénaliser le marché ?

Ainsi, le iPod Nano entre dans la catégorie des appareils à "mémoire dédiée, mémoire flash non extractible et 4 Go", taxé de 0,34 € par tranche de 32 Mo. Si le Nano avait eu un disque dur, il serait entré dans la catégorie "appareil à disque dur de moins de 5Go", explique le site Generation mp3, premier à évoquer cet écart. La redevance aurait été de 8 euros, contre... plus de 50 euros.

Chez Apple, lors de la présentation du produit à la presse, le responsable Europe de la communication déplorait cet état de fait : "C'est déjà mauvais pour notre image. Mais c'est aussi mauvais pour les ventes en France qui vont se déporter dans les pays voisins. Surtout, cette taxe va pénaliser tout un marché émergent, celui des lecteurs flash à grande capacité. Les autres constructeurs en souffriront aussi : ce n'est plus adapté à la réalité du marché".

Une redevance bientôt révisée

A la Sorecop, organisme chargé de récolter cette redevance, on a vite pris connaissance du souci : "ce mode de calcul, sur les mémoires flash, a été voté en 2001, à une époque où l'on ne connaissait pas le développement économique actuel de ce marché, et où les mémoires flash ne dépassaient que rarement les 64 Mo", explique son secrétaire général, Charles-Henri Lonjion.

Il reconnaît donc que ce calcul, alourdi par "un effet mécanique dû à une rémunération proportionnelle à la capacité", est caduc. "Dès le mois de juin, nous avons d'ailleurs fait une nouvelle proposition qui doit être débattue prochainement au sein de la commission, et qui ramènerait la taxe sur l'iPod Nano à 8 €". Un hoquet de calendrier qui pénalisera donc surtout Apple et ses clients.

Par Karl LAMEYNARDIE
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Samedi 24 septembre 2005

La télévision vit discrètement une révolution que l'on annonce digne de l'apparition de la couleur. Un bouleversement qui tient en deux lettres : HD, pour haute définition. Après des années d'expérimentations, après un lancement réussi aux Etats-Unis, en Corée et au Japon, voilà l'image nouvelle génération qui débarque dans l'Hexagone, les bras chargés de promesses.

Qu'est-ce que la haute définition ?
Un écran affiche une image sur une trame de pixels. Plus les pixels sont petits et concentrés, plus l'image sera précise et belle. En matière de télévision, on parle de lignes. Alors que les téléviseurs standards affichent une image sur 480 lignes, une TVHD le fera sur 720, voire 1080 lignes. Plus de pixels sur la même surface, donc un meilleur rendu, une plus grande précision, des images plus vives.

Comment savoir si mon téléviseur est équipé ?
Beaucoup de nouveaux formats, de nouvelles connectiques sont apparues avec la haute définition. Pour y voir plus clair, un consortium s'est mis en place regroupant constructeurs, producteurs et diffuseurs, qui ont créé en juin dernier un label, HD Ready. Celui-ci garantit qu'un téléviseur répond à un certain nombre d'exigences qui permettent de le déclarer prêt pour la haute définition.

Quels sont les critères du label HD Ready ?
L'écran du téléviseur doit être plat (que ce soit un LDC, un plasma ou un rétroprojecteur), et être en format "Ecran large", supérieur au format traditionnel en 4/3. Il doit disposer de 720 lignes minimum, doit être compatible avec les programmes diffusés en HD dans le monde entier, et fonctionner avec les périphériques existants, qu'ils soient analogiques ou numériques. Enfin, il doit être équipé d'une prise numérique HDMI, que l'on appelle "la nouvelle péritel" et être compatible avec les dispositifs anti-copie. En d'autres termes, une TVHD ne doit pas vous forcer à changer tout votre équipement.

Suffit-il d'acheter une TVHD pour profiter de la haute définition ?
Non : pour que l'image soit en haute définition sur votre écran, il faut qu'elle ait été envoyée par les diffuseurs, et donc produite, en haute définition. Pour l'instant, seule une chaîne expérimentale émet, en Europe, en HD. Mais les réseaux câbles et satellites commenceront avant la fin de l'année à diffuser des programmes enregistrés en HD. Quelques émissions françaises comme la série Navarro ou Ushuaïa le sont déjà. "Aux Etats-Unis, la plupart des programmes sont produits en haute définition depuis quelques années", explique Samuel Boublil, chef du groupe TV chez Sony. "Les contenus seront donc là dès que les diffuseurs seront prêts". Nouvelle génération de disques, les Blu-Ray et le DVD-HD vous offriront des contenus en haute définition.

Faut-il acheter une TVHD dès maintenant ?
Si vous comptiez acheter un téléviseur écran plat, n'hésitez pas, cherchez le label HD Ready. "Les consommateurs gardent une télé entre huit et dix ans, et les premiers contenus arrivent dans moins de six mois", résume Samuel Boublil. D'autant plus qu'aujourd'hui "la différence de prix entre une télévision écran plat classique et une TVHD est quasi-nulle", explique Marie Legrand, chez GFK.

Par Karl LAMEYNARDIE
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Samedi 26 novembre 2005

La maison de disques Sony BMG a décidé de retirer de la vente des millions de CD contenant un dispositif de protection contre la copie susceptible d'endommager les ordinateurs, après avoir été menacée d'une plainte aux Etats-Unis. Dans une lettre publiée mercredi sur son site internet, Sony BMG indique avoir demandé aux commerçants et chaînes de distribution de retirer de leurs rayons et stocks ses CD équipés du logiciel XCP, une technologie de protection contre la copie mise au point par la firme britannique First4Internet.

Un patch disponible

Les clients ayant acheté ces disques compacts pourront venir les échanger sur le lieu de vente, et la fabrication de CD équipés du logiciel à problèmes a été suspendue, a ajouté la maison de disques. "Nous regrettons profondément les soucis que cela a pu causer à nos clients et nous nous engageons à rétablir la situation", poursuit la lettre. Sony BMG précise que l'usage du CD sur un lecteur non intégré à un ordinateur ne pose aucun problème. Mais lorsque le disque est lu sur un PC, le logiciel XCP s'installe dans le disque dur et risque de l'endommager. La maison de disques assure avoir fourni aux principaux éditeurs d'antivirus une version "actualisée" et inoffensive de XCP, qui peut aussi être téléchargée à l'adresse "http://cp.sonybmg.com/xcp/". "Nous fournirons sous peu une procédure simple et sûre pour désinstaller le logiciel XCP des ordinateurs" où il s'est immiscé, ajoute Sony BMG.

Menace de plainte

Dans un communiqué publié mardi, un cabinet d'avocats de San Francisco, Green Welling LLP, a menacé la "major" du disque d'une plainte si elle ne remédiait pas au problème en fournissant à ses clients "beaucoup plus" qu'un simple "patch" anti-XCP. Green Welling "demande à Sony BMG de prendre les mesures appropriées pour retirer du marché les CD en cause et offrir des remboursements" aux distributeurs qui les ont déjà mis en rayons. Le cabinet a envoyé une lettre à la "major" pour lui "donner l'opportunité de régler le problème avant qu'une plainte en nom collectif soit déposée", selon son communiqué.

5 millions de disques concernés ?

D'après des experts, le logiciel XCP expose l'ordinateur qui l'héberge à des attaques virales et le rend aussi susceptible d'être surveillé à distance. "Il laisse une porte dérobée ouverte pour que Sony ou tout autre intrus puisse suivre ce qui se passe. Si vous essayez d'expulser Sony ça fait des dégâts", selon des spécialistes du site CNET. Selon le New York Times, quelque 5 millions de CD à problèmes --de 49 signatures différentes dont Céline Dion-- ont déjà été expédiés et environ 2 millions déjà vendus. Aucun porte-parole de la maison de disques n'avait pu être joint à New York pour confirmer ces chiffres. Sony BMG France annonce pour sa part jeudi soir qu'aucun disque commercialisé en France n'est concerné par cette mesure de rappel.

Par LAMEYNARDIE
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