Dimanche 22 juillet 2007

Disposer d’une connexion Internet partout où vous allez, gratuitement ? C’est le projet de la Ville de Paris qui a lancé cette semaine Paris WiFi. Le WiFi où vous voulez, quand vous le voulez, c’est toutefois la théorie. Première restriction : les bornes sont disposées dans les endroits appartenant à la Ville : parcs, jardins, mairies, bibliothèques… Lorsque ces endroits ferment, la connexion n’est plus disponible. Oubliez donc les longues nuits blanches devant votre ordinateur si vous n’avez pas de connexion à votre domicile.

400 bornes en septembre
Deuxième barrière : tous les arrondissements ne sont pas encore couverts de la même façon. Une bonne centaine de bornes sont disponibles depuis cette semaine, mais le 2e arrondissement, par exemple, ne dispose que d’une borne, quand le 1er en compte cinq. Une deuxième vague est néanmoins prévue en septembre, avec de nouveaux hotspots en service (notamment dans les maisons des associations,les musées,   les promenades et squares). A terme, ce sont plus de 400 bornes qui sont appelées à fonctionner dans la capitale, dans 200 lieux environ.

Connexions partagées
Ces connexions se font en Wi-Fi, ce qui signifie que le débit est partagé entre les utilisateurs.   Pour une même borne, les Parisiens devront donc se partager les quelques Megabits par seconde promis. (en théorie, le WiFi peut supporter jusqu’à 54 Mbps, mais en réalité les utilisateurs devront se partager 8 Mbps. A partir de dix utilisateurs connectés en même temps à une même borne, le débit descendra donc sous le 1 Mbps)

Une qualité de surf appréciable…
Voilà pour la théorie. Passons à la pratique. Il faut bien le dire : pour le moment, les Parisiens sont peu nombreux à utiliser le service Paris WiFi. Effet vacances ? Lorsque nous avons effectué ce test, le débit de notre connexion était quasi maximal, se situant invariablement entre les 4 Mbps et 8 Mbps. Une qualité de surf appréciable, mais qui pourrait ne pas durer si Paris WiFi connaît le succès promis.

… Quand le service fonctionne
Nous avons testé plusieurs endroits de la capitale, où les bornes sont d’ores et déjà en service. Première étape : le Jardin des Halles. Et première déception : malgré nos déplacements, aucun signal capté. Des réseaux FON, Livebox, Freebox, Neuf Box, Alice, Freephonie… Mais pas de Paris Wifi à l’horizon.

Nous décidons donc d’aller chercher le WiFi un peu plus loin. Direction : le Louvre, où l’on annonce une borne juste en face du musée, au niveau de la marire du 1er arrondissement. Bingo : cette fois, l’ordinateur portable capte le signal et nous réussisson à nous connecter à la borne. Pas pour longtemps, la connexion subissant quelques faiblesses inexplicables. Première déconnexion. Puis une deuxième. Et une troisième. Régulièrement, la connexion sera ainsi coupée. La page d’accueil de Paris WiFi annonçait pourtant des déconnexions… toutes les deux heures. Dommage, le service (quand il fonctionnait) fonctionnait plutôt bien.

Entre 4 et 5 Mbps
Nous reprenons donc la route (le métro, en l’occurrence) pour rejoindre une autre borne annoncée sur le plan de la Mairie : le Parvis de l’Hôtel de Ville, en nous disant que cette fois, si le service ne fonctionne pas sous les fenêtres mêmes du Maire de Paris, c’est que Paris WiFi n’est vraiment pas au point. Que nenni, que nenni : cette fois, la connexion est quasi parfaite. Le débit ne bouge presque pas, oscillant entre 4 et 5 Mbps. Un débit largement suffisant pour surfer sur plusieurs fenêtres à la fois, regarder des vidéos, chatter sur une messagerie instantanée, télécharger, etc. Une réussite, surtout si l’on ajoute le bruit de l’eau des fontaines du parvis, le gazon… Les riverains en vacances, les touristes et les employés des environs risquent bien d’adopter le concept. D’autant que Paris WiFi aura fonctionné dans tous nos autres déplacements : Parc Monceau (8e et 17e arrondissements), Mairie du 2e arrondissement, Mairie du 18e

Pour ceux qui redoutaient, enfin, de ne pouvoir accéder à certains programmes, pas de problème rencontré : nous avons pu facilement et sans déconnexion à une messagerie instantanée. Et nous aurons même réussi à lancer un logiciel de peer-to-peer…

Enfin, pour les non Parisiens, patience : plusieurs villes auraient des projets similaires. Les plus grandes villes de province pourraient donc bientôt être équipées de la sorte. Paris fait même des petits hors des frontières. Une fois n'est pas coutume, la ville a servi de modèle à Londres, qui a décidé de déployer un réseau WiFi dans ses principales artères...

par K.LAMEYNARDIE publié dans : Internet
Vendredi 6 juillet 2007

Après avoir intégré la voix sur IP à son client de messagerie instantanée (Google Talk), Google fait un pas supplémentaire dans le monde des télécoms. Le moteur vient d'acquérir, pour un montant non communiqué, GrandCentral, une jeune pousse californienne spécialisée dans la gestion des appels téléphoniques.

Que fait GrandCentral exactement ? Depuis octobre 2006, la société propose - gratuitement et uniquement aux Etats-Unis, pour l'instant - un service permettant de créer et de gérer en ligne un numéro d'appel unique. L'utilisateur peut ainsi choisir de rerouter tous les appels qu'il reçoit sur son numéro GrandCentral vers les différents téléphones qu'il détient (qu'il s'agisse de téléphones fixes, mobiles ou professionnels). Il lui est aussi possible de rediriger automatiquement les appels provenant de certains appelants vers des terminaux donnés.

GrandCentral offre également un répondeur en ligne où sont centralisés les messages vocaux reçus sur chaque terminal, ainsi qu'un carnet d'adresse permettant de composer un numéro en ligne en précisant la ligne téléphonique qui doit être utilisée.

Intégration à Google Talk ?

Via cette acquisition, le groupe de Mountain View ambitionne de compléter sa palette de "services améliorant les échanges collaboratifs d'information entre utilisateurs". Il pourrait notamment intégrer GrandCentral à son service Google Talk de messagerie instantanée et de voix sur IP. Et chercher ainsi à damer le pion de Skype - détenu par eBay - sur le terrain de la messagerie unifiée.

GrandCentral est né fin 2005 à l'initiative de Craig Walker et Vincent Paquet, deux dirigeants américains et français qui se sont rencontrés chez Dialpad Communications, un spécialiste de la voix sur IP entré dans le giron de Yahoo en 2005. En janvier 2006, GrandCentral a levé quatre millions de dollars auprès de Minor Ventures (un fonds détenu par Halsey Minor, le fondateur de CNET).

En attendant l'intégration de GrandCentral à la plate-forme de Google, les inscriptions au service sont limitées et uniquement distribuées "sur invitation ".

par K.LAMEYNARDIE publié dans : Internet
Samedi 24 mars 2007
Pour concurrencer les offres analogues d'Orange, Neuf Telecom ou SFR, le fournisseur d'accès Internet Noos-Numéricâble a décidé de s'allier à l'opérateur mobile virtuel Ten-mobile pour lancer prochainement une offre « quadruple play », alliant Internet, télévision, téléphonie fixe et mobile.

Cette offre conjointe serait prévue pour être disponible dans les deux prochains mois d'après l'AFP et permettrait de bénéficier d'une offre associée - gratuite pour l'utilisateur final - de convergence fixe/mobile. En utilisant l'un des téléphones mobiles WiFi commercialisé par Ten, il sera ainsi possible d'effectuer des appels en voix sur IP depuis son domicile et des appels GSM en extérieur, le tout étant géré automatiquement par le terminal mobile.

Ainsi, tout comme avec les offres Unik (Orange), Twin (Neuf) ou Freephone (Free), il sera possible d'utiliser via Ten et Noos une offre de voix sur IP complète pour passer des appels gratuits vers des lignes fixes depuis son téléphone WiFi et en utilisant les réseaux GSM traditionnels depuis l'extérieur.

Reste à savoir à qui profitera le plus cette offre : à Noos qui cherche à concurrencer les trois premiers FAI du marché ou à Ten qui pourrait passer par ce moyen pour recruter rapidement et à moindre coût de nouveaux clients.
par K.LAMEYNARDIE publié dans : Internet
Samedi 24 mars 2007
France Télécom poursuit ses annonces relatives au déploiement de la fibre optique et passe successivement en revue les villes qui pourront bientôt profiter de son offre triple play à 47,90 euros par mois. Cette semaine, l'opérateur a communiqué quelques informations relatives aux villes de Poitiers et Marseille qui devraient donc connaître prochainement les joies du très haut débit.

A Poitiers, Orange estime être en mesure de proposer un accès Internet en fibre optique d'ici l'été dans les quartiers du Plateau, de Saint Eloi, du Pont-Neuf, des 3 Cités, de la Route de Gencay, et de La Gibauderie, ce dont se félicite la capitale du Poitou qui cherche à véhiculer l'image d'une ville sensible aux nouvelles technologies avec le Futuroscope et sa Technopole.

La cité phocéenne profitera également de la fibre optique d'ici l'été. Dans son plan de pré-déploiement, Orange évoque les quartiers de la La Rouvière, Valmante, St Giniez, Prado, Le Rouet et Menpenti. Ils ne devraient toutefois pas être couverts en intégralité dès 2007 puisque l'opérateur précise dans un communiqué que « quelques centaines de clients seront raccordés en 2007 et quelques milliers en 2008 ».

Rappelons qu'Orange compte proposer une offre de type triple play facturée 44,90 euros par mois (plus trois euros par mois pour la location de la Livebox) comprenant un accès à Internet à 100 Mbps avec envoi à 10 Mbps, un accès à son bouquet de télévision et la téléphonie illimitée, avec engagement de douze mois.
par K.LAMEYNARDIE publié dans : Internet
Mercredi 14 mars 2007

Skype Prime est la dernière idée sortie tout droit des éditeurs du célèbre logiciel de téléphonie VoIP. La fonctionnalité est greffée à Skype et exige un compte paypal. Elle permet à un interlocuteur de basculer une conversation en mode payant au tarif qu’il souhaite, à l'instar de Wengo.

Paiement à l’acte ou à la minute, un professionnel pourra ainsi facturer une assistance à distance, ou du conseil donné via le logiciel de téléphonie. Côté interlocuteur, le crédit Skype sera réduit à hauteur de la ponction. L’argent facturé est alors stocké non pas dans le volet Skype du professionnel mais dans un compte sur Paypal (Skype et Paypal appartiennent l’un et l’autre à eBay).

Toutes les prestations ne sont pas admises : le sexe, les paris et autres jeux d’argents, la violence (?), les service de santé ou de thérapie et les conseils juridiques ou en fiscalité. Skype a créé d’ores et déjà une liste de catégories : finances, informatique, service créatif, coaching, relationnel, sport, l’astrologie et le spirituel, et la catégorie balais « autres ».

Evidemment, Skype récupère une partie des transactions. Ce sont 30% des sommes facturées à l’interlocuteur qui tomberont dans les poches de l’éditeur. Attention, il existe des limites : pour une facturation à la minute, la facture sera impérativement entre 0,40 et 2 euros HT.

Pour une facturation à l’acte (ou « à l’évènement »,) entre 0,40 et 10 euros. Le marché est donc celui du micro-conseil ponctuel à distance. Un angle d’attaque qui risque bien de trouver son marché compte tenu de la flexibilité de l’outil : hotlines, cours à domicile,  conseils  divers, etc.

La facturation se fait en euro ou en dollar mais Skype Prime est disponible en anglais, espagnol, allemand, japonais et italien. Proposé à ce jour en version bêta, l’outil Prime exige Skype 3.1 sous Windows.

par K.LAMEYNARDIE publié dans : Internet
 

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