Internet

Jeudi 24 février 2005

On connaissait les virus dissimulés dans les cartes de voeux, les publicités, les jeux ou les images olé olé. Cette fois, c'est le FBI qui fait les frais de la créativité des pirates. La police fédérale américaine a averti mercredi soir que son nom était utilisé pour propager un virus informatique via des courriers électroniques non sollicités. «Ces emails ne proviennent pas du FBI indique la police américaine dans un communiqué. Les personnes qui reçoivent ce message ou des sollicitations similaires doivent savoir que le FBI n'envoie jamais de courriers électroniques non-sollicités de cette manière au public», ajoute l'agence fédérale.

Les messages semblent provenir de l'adresse bien réelle «fbi.gov» et informent les destinataires qu'ils ont visité des sites interdits et que leur utilisation de l'Internet a été surveillée par le «Centre de plaintes pour les fraudes sur l'Internet» du FBI. Ils ordonnent ensuite aux destinataires d'ouvrir une pièce jointe et de répondre à une série de questions. C'est là que se trouve le virus. Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine de ces emails.

Ce type d'attaques selon la méthode du «spoofing» (le recours à une fausse vraie adresse Internet pour authentifier son message) peut permettre au passage d'envoyer un spyware (logiciel espion) au coeur de la machine infectée qui pourra le cas échéant servir à récupérer des informations sur son propriétaire. Dans le meilleur des cas, il ne s'agira que d'espionner à des fins commerciales son utilisation de l'Internet. Dans le pire des cas, cela pourra aller jusqu'à la récupération de ses codes d'accès bancaires.

Cette technique dite du «phishing» (contraction des mots «fishing», pêche, et «phreaking», désignant le piratage de lignes téléphoniques) utilise la crédulité humaine et non une faille informatique pour s'introduire dans le système d'ordinateurs tiers. Elle est en pleine recrudescence selon les spécialistes du piratage informatique.

A plusieurs reprises récemment, la fiabilité des systèmes d'information du FBI avait été mise en cause. Citant un audit récent, des fonctionnaires du département de la Justice avaient laissé entendre que l'agence fédérale avait des problèmes à sécuriser son système de partage d'informations pour ses agents.

Par Karl LAMEYNARDIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 25 février 2005

L'identification européenne sur Internet, dite ".eu", n'a pas encore fait son apparition, qu'elle suscite déjà toutes les convoitises. Les entreprises qui voudront décrocher un nom de domaine européen ont en effet tout intérêt à préparer d'ores et déjà leur dossier. "Il y a 500 millions de candidats européens potentiels", soulignent les responsables d'Indom, société française spécialisée dans l'enregistrement de noms de domaine, qui prédisent "une ruée vers l'or".

Deux raisons à cela : il s'agit soit de "fermer la porte aux autres sociétés en ne leur laissant pas la possibilité d'obtenir des noms stratégiques", soit "d'ouvrir la porte pour soi en élargissant sa présence sur internet", explique Thomas Sertillanges, directeur de la communication d'Indom. "Les sociétés qui voudront donner une dimension européenne à leurs activités ne peuvent se permettre d'être absentes de cette nouvelle zone", renchérit Stéphane Van Gelder, co-fondateur d'Indom et administrateur de l'Afnic, l'organisme qui gère les noms de domaine en France.

"Premier arrivé, premier servi"

Les règles d'attribution du nom de domaine sont d'ores et déjà en grande partie connues. Toute entreprise ayant son siège, son administration ou son lieu d'établissement principal dans l'Union pourra postuler, de même toute organisation établie dans l'UE ou toute personne physique résidant dans un des 25 pays. Pendant une période dite de "sunrise" (aube), certaines sociétés bénéficieront d'un enregistrement prioritaire, justifié par un dépôt de marque. Ce sera aussi le cas des organismes publics ou encore des appellations d'origine.

Lors de cette période, qui devrait commencer au début du 2ème semestre 2005, c'est la règle du "premier arrivé, premier servi" qui prévaudra à la condition que le dossier du candidat soit complet et accepté. Au jour J à heure H, le ".eu" sera accessible à tous. Ce sera alors le moment pour tous les retardataires mais aussi les particuliers, petites entreprises et autres candidats de déposer leur demande, selon la même règle.

Des noms juteux

Parmi les noms de domaines qui devraient être les plus recherchés figurent les noms génériques anglosaxons, tels "television.eu", "media.eu", "press.eu", "business.eu" ou même "sex.eu" qui ne pourront être remportés que par un seul candidat. Un enjeu de taille, souligne M. Van Gelder qui cite l'exemple d'un nom de domaine comme "sex.com", estimé à quelque 10 millions de dollars pour une licence payée en fait une cinquantaine de dollars par an.

 

Par Karl LAMEYNARDIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 27 février 2005

Dites à l'industrie musicale que l'offre de téléchargement légal n'est pas satisfaisante, elle vous répondra que c'est un marché nouveau et encore compliqué. Un conflit étrange en a apporté la preuve cette semaine.

Mercredi dernier, les Echos rapportaient qu'Universal music avait été assigné par la Sacem pour ne pas avoir payé les droits d'auteurs liés à l'exploitation du site e-compil.fr, site de téléchargement légal de la maison de disques. La société de gestion réclame 47.744 euros de dommages et intérêts.

Certains sites légaux, censés protéger les artistes, ne paieraient ainsi pas leur part aux auteurs. Mais Universal Music n'entend pas se laisser faire, et trouve là l'occasion de soulever le problème des droits prélevés sur internet par la SACEM et la SDRM (chargée pour cette dernière des droits de reproduction). La maison de disque juge en effet la plainte "absurde", "signe d'une position dominante acceptable". Elle n'accepte pas, entre autres, le taux pratiqué sur les téléchargements : alors qu'il est de 7,4% sur les disques, il monte à 8% sur le prix d'un téléchargement hors taxe.

"Les droits d'auteur sur le téléchargement ne sauraient être supérieurs à ceux payés sur les ventes de CD", explique Universal Music, qui se plaint également du choix du revenu sur lequel ce taux est appliqué : il prend en compte non seulement les sommes récoltées lors de l'achat des morceaux, mais aussi les revenus générés par les publicités sur le site e-compil. On attendrait, selon Universal, presque 12% sur le prix de détail du morceau.

Ce différend montre l'impréparation des acteurs du secteur pour tout ce qui concerne l'internet. Les sites de téléchargement rejoignent ainsi les peits labels et les web radios dans la volonté d'obtenir un régime adapté à ce nouveau média auprès des sociétés de gestion. Aujourd'hui, seuls OD2 et iTunes (grâce à un accord pan-européen) ont signé avec la SACEM…

Par Karl LAMEYNARDIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 27 février 2005

Il y a quelques semaines, Napster lançait Napster To Go, un service d'abonnement à la musique en ligne. Le principe en est simple : pour 15$ par mois, vous pouvez télécharger autant de morceaux que vous le désirez et les transférer sur votre baladeur. Vous pourrez ensuite les écouter tant que vous payez l'abonnement.

Depuis le début de la semaine, une information circule cependant sur Internet, selon laquelle il est possible de contourner la protection des morceaux et de les garder pour toujours en les gravant sur CD. Reprise par de nombreux sites et forums, elle a même fait l'objet d'articles dans la presse, tant elle semblait démonter le modèle alternatif auquel Napster croyait tant.

Une personne en particulier a vite fait de s'emparer de l'info : Steve Jobs. Selon le L.A. Times, le patron d'Apple a envoyé des emails aux dirigeants des principaux labels musicaux pour les avertir de la faille. Dès qu'il a en a été informé, le président de Naptser a tenté de dégonfler l'affaire, en expliquant qu'il existait aussi des moyens de détourner les protections de iTunes et que, de toute façon, l'opération serait bien trop longue.

Car le fameux détournement de protection n'est rien d'autre qu'une astuce qui permet de passer outre à peu près toutes les protections existantes. Il s'agit en fait de capturer le son d'un morceau, de l'enregistrer sur la carte son du PC pour en faire un nouveau fichier non protégé. Une pratique qui contraint à écouter le morceau en entier pour le dupliquer, ce qui permet au président de Napster de se rassurer en expliquant qu'elle prend beaucoup de temps.

Surtout, elle est connue depuis bien longtemps et ne constitue pas un véritable "crack" de la technologie de protection de Napster. Ce qui permet de se demander si Steve Jobs n'a pas eu un intérêt certain à faire monter la sauce. Une revanche un rien sournoise : dans sa publicité, Napster compare son offre à celle de… iTunes.

Par Karl LAMEYNARDIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 mars 2005

HONG KONG (Reuters) - L'usage de l'internet en Chine devrait accélérer son développement en 2005, dopé par l'augmentation du nombre des ordinateurs personnels et des accès aux réseaux de télécommunications, selon une étude publiée mardi.

Le nombre d'internautes en Chine devrait croître de 28% pour atteindre 120 millions de personnes, rapporte l'agence officielle d'informations Chine Nouvelle, citant un responsable du ministère de l'Information.

La progression du nombre d'internautes en 2004 par rapport à 2003 avait été de 16%, avec 94 millions de personnes.

La Chine représente actuellement le deuxième marché mondial pour les ordinateurs personnels avec environ 16 millions d'unités vendues en 2004 et les ventes devraient croître de 13% supplémentaires en 2005, selon la société d'études International Data Corp.

Le pays constitue également le premier marché mondial pour les télécommunications en nombre d'abonnés à la fin du mois de janvier avec 316 millions d'abonnés à une ligne fixe, un chiffre en hausse de 3,2 millions par rapport à la fin décembre, et 340 millions de clients des réseaux de téléphonie mobile, soit cinq millions de plus que fin décembre.

La Chine pourrait compter 402 millions d'abonnés à un service de téléphonie mobile et 360 millions à une ligne téléphonique fixe à la fin de l'année, selon Chine nouvelle.

Par Karl LAMEYNARDIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus